Tango Boréal

Tango boréal -journal des citoyens de PrévostDimanche 12 janvier 2020 - Denis Plante, bandonéon; David Jacques, guitare; Ian Simpson, contrebasse. – Photo courtoisie
Sylvie Prévost

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Il a guéri son public de l’hiver

Sylvie Prévost – Tango boréal a guéri son public de l’hiver ! C’était jour de neige et de verglas… mais les trois membres de l’ensemble ont tout de même fait le voyage depuis Québec pour nous apporter leur musique pleine de chaleur.

Leur répertoire comprend des tangos classiques, mais aussi plusieurs compositions de Denis Plante, ce dont on serait bien mal venu de se plaindre. Il aime, il adore le tango! Et il aime aussi le mâtiner d’accents slaves ou plus largement folkloriques. Il aime, il adore aussi le bandonéon! Et il en joue de façon magistrale. On peut dire la même chose, d’ailleurs, des deux autres musiciens : de fortes pointures. Des jeux clairs, sans bavure, aucune tiédeur dans leur implication, de l’intelligence, de la maîtrise et du plaisir. 

Les pièces sont pleines de caractère. L’ensemble cultive la mélancolie, le suspense, le romantisme, la passion (bien sûr); il ne craint ni la pesanteur ni la tendresse. Il ne va cependant jamais jusqu’à la caricature, comme certains le font. En général, leur musique démontre beaucoup de souplesse dans les rythmes, beaucoup d’amplitude dans le volume sonore et beaucoup de précision dans les échanges. Certaines pièces commencent très joliment comme une fugue. D’autres sont théâtrales, pleines de « drama ». Des changements de timbre au bandonéon ajoutent de l’intérêt et du caractère, de même que les changements d’instrument de la part du guitariste. 

Ils sont beaux à voir, beaux à écouter… Du tango comme on en entend rarement.

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