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Au symposium de peinture de Prévost
Chapeau aux talents d’ici!

Alexandra Girard La 18e édition du Symposium de peinture prévostois s’est déroulée du 29 juillet au 2 août à la Gare de Prévost. Cinq jours pour aller à la rencontre d’artistes bien établis, mais aussi de peintres émergents exposant avec humilité leur toute nouvelle passion. Rien de mieux qu’une petite balade à travers les différents chapiteaux afin de faire le plein de talents locaux. Il y en avait pour tous les goûts, vraiment. De l’aquarelle à l’acrylique, de l’art abstrait aux tableaux réalistes : chacun y trouvait de quoi émerveiller ses pupilles. Colette Lamour Jumez, chaudement surnommée « la doyenne », n’a jamais manqué depuis 2002 ce rendez-vous annuel de la ville de Prévost. Originaire de la Baie d’Authie en France, sa créativité est alimentée depuis 2000 par les Laurentides et, plus particulièrement, par les plantes de son jardin à Saint-Sauveur. Son voyage en Alaska lui a inspiré également deux toiles aux teintes bleutées esquissant avec douceur le glacier Hubbard. Mais l’essentiel c’est de se perdre à travers ses toiles parce qu’au-delà des tableaux « ça continue le rêve », a-t-elle dit. Cette année, l’invité d’honneur du Symposium était Mathieu Robert, professeur et fondateur des Ateliers Créaction, école de peinture…


Concert champêtre dans un jardin
La période estivale, idéale pour réunir musique et jardin

Malgré un temps maussade, la 6e édition du Concert champêtre dans un jardin a rassemblé une près de 200 personnes, le dimanche 19 juillet, à la salle Saint-François-Xavier. Le concert de la mezzo-soprano Nancy Roy et de la pianiste Aline Van Roy a précédé une visite du jardin de Jean-François Garneau et Sylvie Blanchette, situé dans le domaine Haut Saint-Germain à Prévost. Résultat d’un partenariat entre la Société d’horticulture et d’écologie de Prévost (SHEP), Diffusion Amal’Gamme et la Ville de Prévost, le Concert champêtre dans un jardin a su charmer les spectateurs par la qualité du spectacle et par l’accueil chaleureux des hôtes. Quand la musique se raconte Vêtue d’un chapeau de paille décoré de fleurs, d’un chandail blanc en dentelle et d’une jupe rappelant la couleur du lilas, Nancy Roy a rapidement conquis le public avec sa voix mélodieuse, ses quelques pas de danse et le ton humoristique qu’elle a donné à son spectacle. Passionnée par le théâtre musical, Nancy Roy a présenté un répertoire composé uniquement d’extraits d’opéras, d’opérettes et de comédies musicales, dont la Mélodie du bonheur, Carmen et le Fantôme de l’Opéra. « Ce sont des airs que les gens connaissent en général et qu’ils ont…


Festival de mini-maisons de Lantier
Une mini-maison, pourquoi pas ?

Alexandra Girard – C’est à Lantier qu’a eu lieu le premier festival de mini-maisons au Québec durant une courte fin de semaine du 24 au 26 juillet. Plusieurs conférences, plusieurs exposants, tous orientés vers trois thèmes distincts: l’autosuffisance alimentaire, l’environnement et l’autonomie des mini-maisons. Le but : éclaircir ce qu’est une mini-maison et tout ce que ça implique. Le mouvement Tiny house est né aux États-Unis, mais s’est tracé bien vite un chemin jusqu’au Québec où de plus en plus de ménages s’appauvrissent en tentant de payer une hypothèque, un loyer trop élevé. Philippe Perreault, coordonnateur général du festival et directeur des communications chez Habitat Multi Générations, s’est justement impliqué au sein du mouvement dans l’espoir d’aider ceux qui ne sont pas en moyen d’accéder à la propriété. « Actuellement c’est très difficile, c’est de plus en plus cher, si on regarde les chiffres du coût de l’habitation depuis les trente dernières années tout a augmenté alors que les salaires ont stagné », a-t-il expliqué. Et acheter une mini-maison « c’est souvent moins cher que payer un loyer », a-t-il ajouté. Le festival se déroulait sur le site même du premier écoquartier développé par Habitat Multi Générations, Les Hameaux de la…


Hommage à Gilles Mathieu
Le rassembleur d’artistes

Nicole Deschamps Jeudi 6 août dernier à la petite gare de Val-David avait lieu, dans le cadre du Festival Songes d’été de Val-David, un hommage émouvant et festif à Gilles Mathieu. En plus du spectacle de son fils Mathieu Mathieu, divers artistes sont venus témoigner en paroles et en chansons leur reconnaissance et plaisir d’avoir côtoyé l’homme qui a rassemblé tant de gens et d’artistes de toutes disciplines, et particulièrement des chansonniers, à sa fameuse «BUTTE À MATHIEU» de 1959 à 1976. Mme Nicole Davidson, mairesse de Val-David, a solennisé l’événement – en plus de son témoignage qui restera dans les annales de la municipalité – avec la signature du livre d’or de la municipalité par Gilles, son fils et organisateur de l’événement. Suivirent : l’artiste peintre reconnu internationalement et ami de longues dates Guy Montpetit, son fils Mathieu Mathieu, et Nicole Deschamps qui présenta son court métrage « Hommage à Gilles Mathieu » (également organisatrice de l’événement). Le spectacle s’entama avec COCO qui prit la relève au village en 1976 avec sa boîte à chansons et nous fit un tour de chant aux saveurs de la Butte; Denise Guénette, chanteuse et comédienne, nous interpréta la chanson avec laquelle elle avait gagné le premier concours de chant à la Butte vers 1960…


Les saynètes historiques
Ce nouveau Prévost, il va falloir le bâtir

En janvier 1973, les villages de Shawbrige, Prévost et Lesage fusionnent pour ne former qu’une seule municipalité: la ville de Prévost. Cette bribe d’histoire, qui semble fort lointaine pour plusieurs résidents, est abordée dans le cadre des saynètes historiques de Prévost. De retour cet été pour une deuxième édition, l’activité culturelle réserve à son auditoire un véritable saut dans le temps, permettant de découvrir de multiples traces du passé.  La première représentation des saynètes historiques, coécrite par Gleason Théberge et Guy Thibault, a eu lieu le 4 juillet dernier à la gare de Prévost, devant un public intéressé à en apprendre davantage sur l’histoire de la municipalité. Deux courtes pièces de théâtre d’une quinzaine de minutes, intitulées La femme qui dérange et Le nouveau Prévost, se sont succédées, racontant des souvenirs de la période qui a précédé et suivi la fusion municipale (1972 à 1978). Dans chacune des saynètes, trois personnages se lancent la réplique, dont le notaire et l’agente de com  munication que le public retrouve au cœur des deux récits. S’ajoute à eux, un barbier et un enseignant d’histoire au collégial. Les comédiens Alexandre de Jocas, Francis Ranger et Jeanne Roux-Côté interprètent avec brio et complicité ces rôles. Devant le…


Si la rivière m’était contée

Elle est belle dans tous ses états; tantôt sereine, tantôt déchaînée, la rivière du Nord est un joyau naturel qui sillonne nos Laurentides. Ses 146,6 kilomètres de longueur abritent une faune marine riche et une flore diversifiée. Or, exploitée par les industries comme par les plaisanciers, son état général suscite indubitablement l’inquiétude.  La rivière du Nord prend sa source dans le lac de la Montagne Noire (Lantier), pour se jeter dans la rivière des Outaouais (Saint-André-d’Argenteuil). Plusieurs espèces de poissons y ont élu domicile, du crapet-soleil à la truite brune, en passant par l’achigan. Si la baignade ne semble pas très prisée actuellement dans la rivière, les promenades en kayak sont très populaires. Le corridor de la rivière est bordé d’arbres, ajoutant ainsi à la beauté naturelle du paysage. Plusieurs endroits sont tout désignés pour faire un pique-nique! Les activités récréatives sont malheureusement compromises durant certaines périodes de l’année, entre autres lorsque la quantité de coliformes fécaux dans l’eau est trop élevée, impliquant ainsi des risques pour la santé. Quant aux matières en suspension, elles altèrent surtout l’aspect esthétique de la rivière, tandis que le phosphore ne sera un problème que s’il est présent en trop grande quantité. Un trésor…


Les Jardins du précambrien de Val-David
L’américanité, thème du Symposium 2015

Pour souligner les 20 ans des Jardins du précambrien, sept artistes en arts visuels d’ici et d’ailleurs ont été invités à créer une œuvre inspirée du thème de l’américanité. Un prolongement du sentier d’un demi-kilomètre a été aménagé afin d’héberger les créations multidisciplinaires du Symposium 2015. Le 11 juillet dernier avait lieu l’inauguration officielle du Symposium international d’art-nature 2015. La commissaire Andrée Matte, la directrice générale Marie-Claude Cossette et le fondateur et directeur artistique René Derouin ont prononcé quelques mots. Le président d’honneur était le Consul général du Mexique, M. Francisco Del Rio. Il s’est dit très heureux de la belle relation établie et entretenue des années durant entre M. Derouin et le Mexique. M. Derouin a d’ailleurs déclaré : «L’art n’existe pas sans public, je l’ai appris lors de ma formation artistique mexicaine». Après la traditionnelle coupe du ruban, la saison 2015 des Jardins a été annoncée officiellement ouverte. Une conférence de M. Jean-Paul l’Allier a suivi la visite du Symposium 2015. Un regard réfléchi sur l’Amérique Présents pour l’occasion, les sept artistes en arts visuels, le compositeur québécois Alain Lalonde et le poète Jean-Paul Daoust ont présenté leurs créations aux invités. La réflexion rattachée à l’œuvre de Richard…


1001 pots de Val-David
Un vernissage tout en lumière

Pour une 27e année consécutive, la plus grande exposition de céramique en Amérique du Nord prend place dès maintenant à Val-David, jusqu’au 16 août 2015. Plusieurs activités sont au programme, et les œuvres d’une centaine d’artisans d’ici et d’ailleurs n’attendent que d’être découvertes. Le 10 juillet dernier avait lieu la soirée inaugurale de la 27e édition des 1001 pots, élégamment nommée le Bal des lucioles en raison des centaines de bougies allumées partout sur le site. Sébastien de Francesco a offert une performance après le discours inaugural, de sorte à rendre l’ambiance encore plus confortable. Cet été, des compétitions, des ateliers de poterie et plus encore prendront place pour le plus grand plaisir des visiteurs. Certains artistes en résidence demeureront présents durant toute la saison, pour discuter poterie et céramique et répondre aux questions des curieux. Un événement artistique d’envergure 1001 pots fut créé en 1989 par Kenya Ishikawa. C’est bien plus qu’une expo-vente; c’est des cours d’initiation, des concours, un lieu d’échanges… des artisans des États-Unis et même de l’Europe viennent exposer ici, puisque la réputation de l’événement 1001 pots est faite depuis belle lurette. C’est l’occasion de s’émerveiller devant de la vaisselle joliment travaillée, des bibelots taillés avec…


La petite église blanche de Shawbridge
Longue vie au nouveau clocher

La petite église blanche de Shawbridge fait encore parler d’elle. André Ribotti En septembre 2014, l’église de Shawbridge a demandé à un entrepreneur de peindre le clocher, mais celui-ci a refusé, car le clocher était en mauvais état et nécessitait des travaux le plus rapidement possible. Grâce à la contribution des paroissiens, de la Ville de Prévost, du Pacte rural et de la MRC, la construction du nouveau clocher a été donnée au groupe Atwil Morin qui a effectué un excellent travail. Un peu d’histoire Elle fut bâtie en 1861 après que la famille William Shaw eut signé un acte notarié cédant le terrain de l’église et celui du cimetière pour 50 $. Elle a échappé à trois incendies qui ont eu lieu à Shawbridge. Le premier en 1890 où l’incendie a détruit la moitié du village, le deuxième en 1917, soit l’incendie des entrepôts Boyds, voisin de l’église, et le troisième en 1940, soit l’incendie du garage MC Call/Frontenac. Rappelons que la cloche de l’église appartenait à une locomotive du P’tit train du nord. Longue vie au nouveau clocher et merci à tous nos partenaires.


Centre Sida Amitié (CSA)
Répondre aux besoins plutôt qu’aux pathologies

Déménagée en juin dernier face aux bureaux du Centre Sida Amitié (CSA), la clinique communautaire d’infectiologie située désormais à Saint-Jérôme se veut un complément pour le système de santé actuel. Un véritable réseau d’aide et de services a été mis en place pour les personnes porteuses du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ou atteintes du sida, l’un menant à l’autre. Le CSA, qui existe depuis près de 25 ans, est animé par un esprit communautaire certain. Une visite rapide des bureaux du Centre avec le directeur général Hugo Bissonnet suffit pour le constater : petit local d’informatique, salle de matériel de prévention, salle d’informations garnie d’ouvrages sur la santé, bureaux d’intervenants…toutes des ressources pertinentes auxquelles usagers, membres, bénévoles et employés ont accès. Hugo estime qu’une quarantaine de personnes œuvrent à titre de bénévoles au Centre chaque année en plus d’une quinzaine d’employés permanents qui se spécialisent dans les domaines de la prévention, du soutien et des suivis médicaux. À cela s’ajoutent des chauffeurs bénévoles, un jardin communautaire et du dépannage alimentaire. Des préjugés, en 2015 ? « Ce sont des gens très marginalisés. Notre optique est basée sur les besoins de la personne, nous pouvons la référer à la bonne…